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Vers un Islam aux Lendemains qui Chantent 1er partie

 

         Le Saint Coran comporte une conception précise de la  cité musulmane et de sa vie sociale. L’homme est inséparable de la collectivité, mais une collectivité universelle, ouverte à toutes les races et ethnies, à tous les peuples sans distinction aucune, à laquelle il est par conséquent fraternellement lié par une tension commune vers le Centre des Centres qui est Dieu, Grâce à lui seul.

 

         C’est du créateur de l’homme  et de l’univers qu’émane toutes les lois qui régissent le cosmos et l’humanité.

 

         L’unité du monde de l’Islam est un commandement impératif de l’Islam : « Nous avons fait de vous une communauté unitaire » proclame le saint coran. La communauté islamique n’est pas seulement  une union des croyants dans le temporel, elle est le Corps spirituel de l’Islam, mettant en pratique ses louables directives pour le bien être de tous. « Mon peuple ne pourra jamais être unanime dans l’erreur » a dit le Prophète. Un autre hadith plus explicite par lequel notre Prophète en guise de prophétie, garantit le succès de Ses adeptes et le triomphe de leur mission: « Perpétuellement, jusqu' à la venue de la volonté de Dieu (pour changer l’ordre des choses), il y aura un groupe de ma communauté qui ne cessera de manifester seulement  la vérité sans que lui soit nuisible, l’opposition de ses adversaires »

 

         D’autre part, si l’Islam se montre d’une sévérité incontestable envers les païens et les idolâtres, lesquels empêchent par des moyens coercitifs les cœurs des hommes de s’imprégner de la Lumière de l’Islam, il fait preuve par contre d’une très grande mansuétude envers les « peuples du Livre ».

 

         En effet, s’il y a une chose dans le Saint Coran qui ne souffre d’aucune dénégation, ne prête à aucune équivoque c’est précisément l’esprit de tolérance le plus bienveillant à l’égard du judaïsme et des chrétiens, et surtout des chrétiens. L’enseignement de notre prophète en est pénétré d’un bout à l’autre.

 

         Des versets coraniques confirment cette attitude à savoir : «  Dites : Nous croyons aux livres qui nous ont été révélés ainsi qu’à ceux qui vous ont été révélés. Notre Dieu et le Vôtre sont Un et nous nous résignons tous à Sa Volonté. »

 

         « Parmi les juifs et les chrétiens, il y en a qui croient en Dieu et aux Livres révélés à vous   et à eux mêmes, qui s’humilient devant Dieu et ne vendent guère Ses enseignements à vil prix. Ceux là, trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur.

 

         Ces versets déterminent ainsi nettement que possible la position de l’Islam à l’égard des religions révélées.

 

         Voici deux exemples qui illustrent comment l’esprit de tolérance musulman se traduisait en faits, du vivant du Prophète Salut Divin sur Lui.

 

         Les arabes païens de Médine avaient confié leurs enfants à la tribu juive des Béni Nadir. Après l’installation du Prophète Mohammed à Médine et la conversion des païens, ceux-ci voulurent reprendre aux juifs leurs enfants pour leur faire embrasser l’Islam. Le Prophète s’y opposa. C’est  à cette occasion que fut révélé le sublime Verset : « point de contrainte en religion. Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement » (Sourate la Vache  Verset 256).

 

         L’autre exemple vise les chrétiens. Il s’agit de l’Edit promulgué par le prophète le 2 du mois Muharram de l’an II de l’hégire (1er Août 623 JC) où il est stipulé dans ce document ce qui suit : « J’ai écrit cet Edit en forme d’ordre pour mon peuple, et pour tous ceux qui se trouvent dans la chrétienté, à l’est et à l’ouest, prés ou loin, jeunes et vieux, connus et inconnus. Celui qui ne se conforme pas à l’Edit et ne suit pas mes ordres agit contre la volonté de Dieu et mérite d’être maudit quel qu’il soit, sultan ou simplement musulman. »

« … Quand un prêtre ou un ermite se retire sur une montagne ou dans une grotte, ou se tient dans la plaine, le désert, la ville, le village ou l’église, je me tiens derrière lui en personne avec mon armée et mes sujets et je le défend contre tout ennemi. Ces prêtres sont mes sujets. Il m’abstiendrai de leur faire aucun tord. Il est défendu de chasser un évêque de son évêché, un prêtre de son église, un ermite de son ermitage. Aucun objet ne doit être détourné d’une église en faveur de la construction d’une mosquée ou des demeures des musulmans. Quand  une chrétienne a des relations conjugales avec un musulman, celui-ci doit la traiter cordialement avec amour et respect et lui permettre de  pratiquer ses rites religieux comme elle l’entend dans son église, sans la gêner par aucun obstacle et sous aucun prétexte. Si quelqu’un agit contrairement à cette injonction, il sera considéré comme ennemi de Dieu et de Son Prophète. Les Musulmans doivent se conformer strictement à ces ordres jusqu’à la fin des temps. »  Tout commentaire, ne saurait que ternir l’éclat de ce document.

 

                   Certes, au cours des siècles, les relations entre Chrétiens et Musulmans ont été envenimées à volonté. Des raisons d’ordre idéologique, résultant de la déformation volontaire ou involontaire, des doctrines religieuses, mais surtout des raisons d’ordre politique et économique provoquèrent les croisades. Elles faussèrent le cours de l’histoire de l’Europe et de l’Orient. Un abîme, difficile à combler, fût creusé entre la Chrétienté et le monde de l’Islam et, une rupture très douloureuse de la civilisation méditerranéenne, en résulta.

 

                     Il importe de reconnaître en toute âme et conscience que ni le Christianisme, ni l’Islam, ne sont responsables de ce forfait contre l’unité de l’esprit méditerranéen. Il fût l’œuvre des hommes assoiffés  de pouvoirs et de richesses, en des circonstances appropriées, nullement celle de l’enseignement de Jésus ou de Mohammed, Salut Divin Sur Eux.

 

               Que sa Sainteté le Pape, me permette de lui livrer quelques vérités historiques, chantant sous tous les toits, la clémence et la tolérance de l’Islam.

 

                 En effet, le Prophète Mohammed avait trouvé l’Arabie composée d’une poussière de tribus indépendantes. Hostiles les unes aux autres, elles s’épuisaient dans des guerres fratricides.

 

                


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